alexis hk
Biographie écrite par Alexis HK.
FLASHBACK
Je suis content, car finalement, je fais ce que j’ai toujours voulu faire.
Depuis l’écriture de mes premières chansons, activité qui me servit de soutien thérapeutique dans une adolescence compliquée mêlant contemplation forcenée et r&ecute;bellion léthargique, j’ai tout de suite rencontré un producteur.
Un petit producteur, Olaf, avec qui j’ai enregistré un disque bricolé à deux dans sa maison. La musique n’était pas top, et les paroles m&ecric;laient l’humour noirâtre è la contemplation forcenée d’une adolescence pleine de rébellion léthargique.
Ce disque (« Antihéros notoire ») n’a été édité qu’à titre symbolique, ce qui est déjà pas mal.
Je n’avais que 22 ans, et il me fallait pour survivre travailler en parallèle.
J’ai donc choisi un job qui me permettait, à temps partiel, d’exercer mon
écriture et mon jeu de guitare sommaire. Je donnais des concerts dans des bars enfumés en sortant du travail, ce qui aujourd’hui est inconcevable, puisqu’il est interdit de fumer!
J’avais rencontré, dans un petit festival, des musiciens traditionnels à qui je proposais de m’accompagner. (Les frères Marc et Greg Riou, (percu, flûtes, accordéon) Ronan Yvon, (guitares), et Mana Chabbey (contrebasse).
Nous avons enregistré un album, Belle Ville, dans lequel j’ai tenté de mélanger les sonorités acoustiques de mon band et des petites touches électro.Les textes, un tantinet saugrenus, racontaient des personnages essayant pour la plupart de ne pas se laisser humilier, et de poursuivre sereinement leur destinée, thème qui me taraudait, à l’époque.
Grâce à ce disque, EMI (Labels) nous a signé en licence, et nous sommes partis en tournée dans les coins les plus reculés de France, pays que je découvris à cette occasion. Nous avons traversé le reste de la francophonie, de Suisse en Belgique jusqu’au Québec.
Nous avons pu jouer aussi dans de belles salles parisiennes (Trianon, Bataclan, Cigale) et j’étais très content.
Puis vint le moment du deuxième album, l’Homme du moment2004, plus noir et plus complexe, dans lequel se bousculaient des histoires de travestis, de parties fines et de vedettes mal assumées. Celui-ci me permit de repartir en tournée, devant un public élargi. Je publiai dans la foulée un album live, C’que t’es belle en Live qui resta, avec l’aide la maison de disque, très confidentiel.
Les temps qui suivirent furent sombres, fatigué que j’étais par trois ans de tournées et deux albums. Je décidai de repartir en solo, de prendre le temps de construire un nouvel album, et de faire des projets parallèles.
Je suis parti au Maroc (Institut français de Mekhnès) en résidence avec mon ami Nicolas, bon génie, metteur en scène, régisseur, éclairagiste qui me suit depuis le début. Nous avons monté un tour de chant en solo, que j’ai fait tourner toute l’année qui a suivi.
Puis j’ai mis en scéne un spectacle sur Jacques Brel à Cannes (« Mon Jacques Brel »), fait un atelier de création-chanson avec la ville de Fleury-Mérogis (« Oh ! les Voix ! »)
Enfin, j’enregistrai l’album que nous vous présentons aujourd’hui.
Ce nouvel opus se nomme « Les Affranchis », c’est le titre d’une chanson écrite en référence au film de Martin Scorsese, « Goodfellas ». J’adore ce film, car il n’y a aucun gentil dedans.
Je compare dans cette chanson le monde de la musique à celui des gangsters, avec ses familles, ses rites, ses fausses amitiés…
Dans cet album, je me suis vraiment fait plaisir.
Des histoires de gangsters, (« Les affranchis, « Chicken Manager ») des histoires d’amour, (« C’est le Printemps ») d’amitié, (« Thanks for the Add ») des sagas épiques, (« Maudits Anglois », « Là c’est moi ») des comptines noirâtres, (Ronchonchon, La fille du Fossoyeur), des souvenirs d’enfance, (« La Paix des Etoiles ») d’enfants (Zouzou), et de jeunesse finissante (Pardon, Vieux camarade).
Vous trouverez un titre écrit par R-wan de Java (« la Fille du Fossoyeur »), un titre merveilleux écrit par mon ami Nicolas Jaillet, ( C’est le Printemps ), des textes en co-écriture (« Là c’est moi », avec ma norvégienne Silje Grepp, Ronchonchon avec Lise Cherhal, « Pardon vieux camarade » avec Nicolas Jaillet à nouveau… J’ai enfin eu l’honneur de faire venir mon ami Renan Luce pour interpréter une chanson que nous avons co-composée, Thanks for the Add. Nous avons pu la tester ensemble lors de sa tournée (30 dates survoltées, de mars à mai 2008.)
Musicalement, j’ai tenté de faire un peu bouger mes lignes.
Peu d’accordéon, sauf sur un titre, de grosses guitares folks, de bonnes petites guitares électriques, des claviers un peu psychédéliques, des pianos de bastringue, des grooves de batterie bien secs comme je les aime, des cuivres classieux, et puis plein de petits instruments (ukulélés, mandolines, lap steel)
En bref un album aux sonorités folk, pop et hip-hop acoustique. |