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L'ALBUM DU MOIS
LOS TRES PUNTOS
Live
(Auto-produit / Discograph)
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Besoin d’un regain d’énergie en cette fin d’année ? Après avoir soufflé ses dix bougies, Los Tres Puntos nous offre un live contenant CD et DVD. Les adeptes de ska-punk en auront plein les yeux et les oreilles. Dès les premières notes et les premières images, on se fond dans le public tant le son et la réalisation sont de qualité. Qui a dit que le ska était sur la pente descendante ? Los Tres Puntos en est la preuve inverse avec ses idées libertaires et sa musique survitaminée. Imprégnés de chaleur, les cuivres sont d’une créativité indiscutable. Les rythmiques bâties sur une base guitare, basse et percus n’ont rien à envier à la scène alternative des années 80. En plus des concerts filmés à Paris et Genève, le DVD est agrémenté d’un reportage relatant la genèse du groupe avec images d’archive à l’appui. En dix ans d’indépendance et de présence d’esprit, le groupe nous démon-tre que tout est possible avec patience et motivation. Une belle leçon d’humilité que l’on n’aurait pas forcément associée à un groupe aussi explosif…
www.lostrespuntos.com
Nicolas Claude |
CÉZIGUES
Un Caillou dans la Chaussure
(Auto-produit) |
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« Ce que j’ai pu écouter ne laisse présager que du bon, et encore je modère mes propos. »
Cette prophétie de Toufo est confirmée à l’écoute du premier album de Cézigues.
Des textes irrésistibles, des chansons tendres et intimistes alternant avec des thèmes peu communs, biscornus, timbrés et inattendus : des mannequins de vitrine, une araignée au plafond, un défilé d’animaux… Du loufoque mais dans le bon sens du terme ! Ajoutez à cela une musique jazzy, festive, entraînante, enivrante… Du goût, de la saveur, du caractère pour ce lot de six suisses qui sortent de l’ordinaire ! Un groupe de joyeux lurons à l’énergie débordante que nous espérons retrouver davantage sur les scènes françaises.
www.cezigues.ch
Adeline Urbain |
VINCENT GAFFET
Coton
(Aza-I.D Productions) |
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Vincent enfile tranquillement ses petites histoires avec gaieté et spontanéité. Un dynamisme optimiste qui n’empêche pas l’artiste d’aiguillonner là où ça fait mal au moment de son choix. A la première écoute, on peut penser que ce diable d’homme nous distille un album plein de fraîcheur, limite consensuel. Ce serait une erreur d’en rester là. Le propos est beaucoup plus profond, piquant, tout en harmonie avec la pochette du CD représentant un cactus. Vincent se moque des autres sans oublier qu’il fait partie du lot : « Voyez vous les gens ? et ben c’est vous c’est moi. » On le retrouve grimé en Dieu fataliste confessant que sa pire création fût l’homme conçu à son image. Sans doute un prétexte pour parler de Satan qui partage son lit et boit son whisky. Un duo humoristique avec Amélie-les-crayons retrace nos contradictions en amour toujours si proches de la gentille haine quotidienne.
www.vincentgaffet.com
Jean-Hugues Mallot |
ARMENS
Live 2.0
(Aztec Musique / Coop Breizh) |
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Avec Live 2.0, le groupe breton Armens sort le deuxième live de sa carrière. En plus des titres qui tournent bien on y retrouve deux inédits enregistrés en studio, à tort et à travers et Pourquoi 2007, et deux inédits live, Rage et Désaccord. à noter que cet album a remporté le Grand Prix du disque du Télégramme dans la catégorie du meilleur album 2007 lié à la Bretagne. En effet, le violon et l’accordéon mêlés à la basse, à la batterie et aux guitares déversent une joyeuse tempête musicale qui vous met insensiblement les pieds en mouvement, la grande voile dans le vent. Cependant, les guitares savent aussi se faire présentes en donnant un son saturé, trempé comme le pont d’un chalutier, dès qu’elles en ont l’occasion. Inutile de vous rappeler qu’Armens est loin d’être un groupe celtique mais bel et bien un groupe de rock français venu de Lorient.
www.armens.com
Sarah Vert |
DEBOUT SUR LE ZINC
Récréations
(Auto-produit / Wagram) |
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Avis aux collectionneurs et autres fans de DSLZ. Récréations n’est pas un album,
mais un bijou avec quelques perles qu’on ne connaissait que sur scène (comme le fameux Tanticide) et des chansons inédites. Les titres, enregistrés en avril 2007, datent tous de la première période de DSLZ, elles ont toutes été écrites entre 1993 et 1997. On revit donc les prémices de DSLZ, ce qui ravi les fans de la première heure, autant que ceux qui les ont découverts sur le tard et qui peuvent maintenant retourner aux sources ! Dans ce fourre-tout, DSLZ nous offre des musiques riches avec en ouverture un rock’n’roll surprenant, seul texte en anglais du groupe, puis un morceau instrumental proche du Klezmer. Chaque morceau a sa petite histoire. On retrouve sur ces dix plages toutes les fondations d’un groupe solidement bâti, qui montre grâce à ces Récréations, qu’une chanson ne meurt jamais.
www.dslz.org
Stéphanie Berrebi |
HENRI TACHAN
De la Pluie et du Beau Temps
(O+ Music) |
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Le nouvel album d’Henri Tachan se déguste avec gourmandise comme une Bêtise de Cambrai. Poète modeste aux mots doux, forts et crus, ce cavalier contestataire reste fidèle depuis quarante ans à ses chevaux de bataille : ses concitoyens, une certaine TV, l’absurdité de la guerre... Tout en espiègleries taquines ou coquines, ce « vieil enfant », qui se moque de lui-même sans nostalgie, jubile à sauter dans les flaques pour nous éclabousser de tendres phrases attrapes-cœurs. Cet artiste chatouille-méninges nous offre des textes touchants et des mélodies inspirées, pour célébrer l’hégémonie de la météo, l’Amour et sa déclinaison charnelle, l’Amour-remède universel ou les étapes d’une existence, jusqu’à l’ultime... Avec en cadeau une bouleversante reprise d’Hôtel-Dieu de Guy Béart. Mais si ce révolté talentueux hisse haut le drapeau des valeurs essentielles trop facilement bafouées, c’est que l’homme sait le Sens de la vie, « il aime » et nous, nous l’aimons.
www.enzoproductions.com
Nancy Valery |
STEVO’S TEEN
El hombre nuclear
(Les indépendants / Mosaïc Music) |
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Dans le style ska fanfare, on ne présente plus cette troupe de huit furieux. Trois ans après le live, ce quatrième album conserve la même dynamique. Plus abouti et plus réfléchi, il n’en perd pas pour autant sa fraîcheur et son énergie qui font le succès du groupe depuis plus de dix ans. Les rythmiques où les cuivres sont rois sont réellement bien travaillées et les refrains résonnent encore après l’écoute de l’album. Sur fond d’humour grinçant ou plus léger, Stevo’s Teen nous plonge dans une ambiance explosive, parfois sous un chapiteau comme pour introduire un numéro de cirque. Sur la pochette, l’homme qui valait trois milliards s’invite chez nous avec des fleurs. Sur la galette, il nous offre soixante-dix minutes d’effet antidépresseur et de musique déchaînée. Ce serait ridicule de le laisser à la porte.
www.stevosteen.com
Nicolas Claude |
SANS ADDITIF
Comme ça nous chante
(Auto-produit) |
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Besoin d’un antidépresseur, de vitamines ou d’énergisant ? Mis en vente depuis début octobre, ce nouveau remède contre les lundis ma-tins moroses, le blues du week-end et le bourdon est à écouter sans modération à toute heure du jour et de la nuit. De Brel à Noir Désir, de Hugues Aufray à Gainsbourg ou encore de Moustaki à Aznavour, les deux landais Lolo et Nico revisitent ces artistes avec une énergie bouillonnante, un enthousiasme contagieux, un entrain sans précédent et une allégresse indéniable ! Sans Add (pour les intimes), c’est aussi une voix remarquable, une guitare, un accordéon et une clarinette qui se mêlent, s’entremêlent et se répondent dans une totale complicité. C’est donc après un premier album Sans Additif, ni colorant que nos gais lurons reviennent Comme ça leur chante apportant à la chanson française une véritable bouffée d’air frais sans pour autant la dénaturer. Neuf reprises contre quatre compos persos : quatre petits bijoux dont La télé, véritable coup de cœur, aussi poignant que politiquement actuel.
www.sansadditif.com
Adeline Urbain |
PAULINE CROZE
Un bruit qui court
(Accelerason / Wagram) |
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Depuis le premier album éponyme qui remporta l’adhésion générale, ce Bruit qui court était très attendu de tous. Et Pauline frappe là où on ne l’attendait pas. On reconnaît tout de suite sa patte avec sa voix cassée et ses guitares vibrantes. Pauline, avec ses musiciens venus d’horizons divers, explore de nouvelles contrées musicales, vers les racines de la black musique, en mettant en avant une basse rappelant une lointaine influence du reggae, du jazz parfois. Les notes et les mots nous bercent dans une ambiance légère et aérienne. Et, l’ange à la voix rauque commence aussi à jouer plus de sa voix, et parfois, malheureusement, légèrement à tort. À l’écoute du Bruit qui court, on ressent chez Pauline le talent d’une grande, mais qui donne encore l’impression d’avoir du mal à se positionner, à se démarquer vraiment. Comme une chenille qui n’est pas encore devenue papillon, Pauline Croze, petit à petit fait son nid.
www.paulinecroze.com
Stéphanie Berrebi |
KWAL
Là où j’habite
(Naïve) |
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Troisième album pour Kwal mais celui-ci marque un vrai tournant dans la carrière de l’Angevin. On connaît son indéniable talent pour l’écriture depuis Règlement de contes, son amour pour l’Afrique et son engagement face aux injustices et au racisme depuis Mogo ya. Avec Là où j’habite, on découvre la face intime de Vincent Loiseau, auteur, compositeur et interprète. Il nous invite à entrer dans son univers. Plus proche du slam que du rap, cette nouvelle galette fait réfléchir (Là où j’habite, France), frissonner (Chez Lucien) ou sourire (Reviens !) avec des mots simples et une diction parfaite. Parfois accompagné d’une guitare ou d’un violoncelle, Kwal semble avoir trouvé sa voix et sa voie et signe un album chargé d’émotions. Innovant, surprenant mais jamais décevant. Une très belle réussite.
www.kwal.fr
Jean-Hugues Mallot |
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FATCHE D’EUX
Même si…
(Fatche d’eux / l’Autre Distribution) |
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Méfiez-vous des apparences, la pochette est très kitch, mais finalement à l’image du duo. C’est le Sud qui vous envahit lorsque vous écoutez ces deux Arlésiens, le Sud avec ses beaux accents et ses musiques traditionnellement enjouées, teintées des airs gitans, espagnols, italiens, maghrébins… Pour ce troisième opus, les deux Fatches enrichissent leur répertoire, au fil des concerts et des rencontres, pour la plupart présentes sur l’album. Ainsi, on retrouve les deux membres de Dupain, le percussionniste du Massilia, le multi instrumentiste Stephan Bertholio de Dionysos, ou encore le violoniste de Jamait. Sur des Airs de Javalse, on revit des petites histoires qu’on connaît, du Ticket dans les files d’attentes, à la Ville, qui sent mauvais, en passant par le fameux club de Vacances… Plein de joie de vivre et de bonne humeur, Même si… est tout plein d’une légèreté qui fait du bien, et nous éloigne du Train-train.
www.fatchedeux.net
Stéphanie Berrebi |
DINE ET DEON
Cousu main
(Auto-produit) |
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Après trois années de scène et deux démos, le trio tourangeau Dine et Déon sort enfin un premier album... Chansons « réalistico-poétiques » aux accents de l’entre-deux guerres déclinées sur tous les tons, du morceau le plus mélancolique (Ma vie pour toi) au plus satirique (La maladie du portable), l’album ne délaisse rien des émotions de la scène. L’émancipation féminine est incontestablement le thème le plus récurrent dans les textes de Géraldine Pignol, textes auxquels ont collaboré Nicolas Jules (Ange déçu) et Frédéric Labasthe (Les robes). La rencontre avec Stéphane Jacquet (guitariste) puis avec Pascal Freyche (contrebassiste) fut sacrément heureuse... et scella un trio impeccable. Souhaitons à ceux-là qu’ils aillent, comme ils le souhaitent, conquérir
« un public élargi à toute la France ».
www.dinetdeon.com
Claire Caquel |
FLORENCE K
Bossa Blues
(Exclaim) |
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Éclectique. Il va sans dire que c’est le mot le plus approprié si on devait définir l’univers musical de la québécoise, auteur compositeur, Florence K. C’est d’ailleurs ce qui la démarque au milieu de cette impressionnante déferlante artistique venue de chez nos cousins d’Outre-Atlantique aux côtés de ses contemporains Ariane Moffatt, Pierre Lapointe, Dumas ou encore Dobacaracol. En effet, dans ce premier album, elle y a intégré toute une palette de styles musicaux, du blues au jazz en passant par la chanson, avec un chant international qui navigue entre français, anglais, espagnol, portugais et italien. Rien que cela ! Autant de petites pépites qui vous feront voyager à travers les contrées, guidés que vous serez par cette voix si douce, qui nous rappelle quelque peu Norah Jones.
www.florencek.com
Ben Callens |
VINCENT ECKERT
Nos ombres
(Assos Prologues) |
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Il est des rockeurs qu’on ne peut imaginer voir évoluer dans une autre sphère musicale. Vincent Eckert en fait partie. Son troisième album Nos ombres nous le prouve mais nous invite paradoxalement à la quiétude. Si l’homme conserve des influences hautement combustibles à peine fardées (confer la dédicace à Noir Désir en endroit des rituels remerciements...), il nous promet bien plus qu’une pâle copie de ces derniers. Une maturité palpable prend corps, notamment lorsque le style se fait moins abstrait et laisse place à la délicatesse de l’auteur. En résultent un duo troublant avec la mystérieuse Myriam Z. sur Mal m’en a pris et un délice de Morgane à la saveur d’obus façon Ernest Hemingway. Quand Eckert crache ses sentiments, ça ne rigole plus du tout, et encore moins musicalement ! Les arrangements, proprement jouissifs, font en effet de cet album studio une création très séduisante qu’il fera bon de découvrir sur scène, là où Vincent a déjà fait ses preuves !
www.vincenteckert.com
Antoine Mallot |
ANDRÉ MINVIELLE
La vie d’ici-bas
(Le Complexe Articole de Déterritorialisation)
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À l’écoute de La vie d’ici-bas, on se dit que rien ne manque. Dans ce nouvel album, aucun ingrédient concoctant le personnage Minvielle ne manque à l’appel. D’abord, il y a l’accent, très important, à manier avec fierté. Puis les bruitages et autres chants aux consonances pygmées. Aussi le swing, évidemment le swing. Enfin, les rimes, les mots qui s’entrechoquent pour donner des textes plutôt bien léchés. Aux manettes des quatorze titres de la galette, on retrouve les compagnons de route Lionel Suarez (accordéoniste de l’album) et Marc Perrone. Et puis l’amoureux de la ville rose, Claude Nougaro, avec l’un de ses textes. Nougaro, qui de là-haut, fait souvent des petites apparitions furtives, au détour de l’intonation d’André Minvielle ou de textes bien taillés. D’ailleurs, s’il fallait ne retenir qu’une chanson, ce serait celle-ci, L’Horloger. Un air jazzy gentiment rétro qui fait tic tac, tic tac…
www.larticole.org
Céline Authemayou |
ÉJECTÉS
L’enfer et le paradis
(Les disques du tigre)
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Tant que les Éjectés dissémineront leurs vibes, la réputation du reggae français n’est pas en danger. Bientôt vingt ans qu’ils nous ravissent avec leur musique teintée de reggae, de soul et de rock. Avec des chœurs omniprésents et des textes toujours orientés sur la politique et la liberté, on retiendra des mélodies particulièrement inventives et entraînantes. Le premier morceau, Mon manager, résonne déjà comme un tube et son clip disponible est à la hauteur de la qualité générale de l’album. Autre bonus : trois des titres sont remixés en fin d’écoute pour les amateurs de dub. En résumé, L’enfer et le paradis est un disque imprégné de chaleur, aux discours actuels et aux sonorités reggae d’hier. La formation de Limoges n’est pas prête de se faire éjecter de la scène française…
www.ejectes.com
Nicolas Claude |
VINCENT BAGUIAN
Ce soir c’est moi qui fais la fille
(Mercury)
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Outre le fait qu’il soit le meilleur ami de Zazie (ce qui peut aider pour faire de belles premières parties…), Vincent Baguian est aussi un excellent auteur-compositeur et nous le prouve avec ce troisième album, au titre des plus évocateurs. D’ailleurs, ce nouvel opus reflète bien qu’il a compris qu’il était mieux perçu par le public dans un registre drôle, voir cynique, que dans celui de la chanson triste et ennuyante de ses débuts. En effet, c’est de cette manière qu’il véhicule le plus d’émotions. D’ailleurs, si vous voulez lui exprimer les vôtres, ressenties à l’écoute de son album, prenez note du titre 06 12 34 62 33 qui, à ses dires, serait bien son propre numéro de portable ! L’album se termine avec un joli duo avec Élodie Frégé, Je ne t’aime pas, qu’il entonnait déjà lors de ses prestations scéniques avec Clarika. http://vincentbaguian.artistes.universalmusic.fr
Ben Callens |
DOMB
Pamalalarach
(Alarrashasso) |
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Depuis six années qu’on se précipite à leurs concerts, le gros son de Domb est enfin disponible à domicile grâce à la sortie de ce premier album. Créatif et organisé, Domb brasse les cultures et les sonorités ethniques de tous les horizons. Proches de Kaophonic tribu et JMPZ, les quatre artistes privilégient la musique aux paroles et c’est exactement ce qu’on attend. C’est au son du didjeridoo, d’une basse déjantée, de percussions traditionnelles et de bidons que le quatuor invite à la danse et à la transe celui qui se laissera porter par les rythmiques et l’atmosphère unique de l’album. Dans un genre drum & bass tribal, le groupe réussit à trouver un style original et sait le partager. L’exercice s’avérait pourtant difficile, retranscrire l’énergie de la scène en studio mais c’est mission réussie pour Domb.
www.domb.fr
Nicolas Claude |
PAGANELLA
J’ai pas vu la nuit passer
(Jack Slams / Discograph) |
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Dans cette ambiance de concert, bleue tamisée, Paganella nous révèle toute la force de sa musique rock. À travers leur nouvel album, ces Toulousains réaffirment leur hargne dans un rock plus urbain qu’auparavant. Le nom de l’album évoque l’alchimie et la puissance qui y règnent, mélangées à la sensualité de la chanteuse, Delphine Audevard. Les sons saturés s’accordent pour dénoncer une société de plus en plus robotisée et informatisée. Les douze titres affûtés évoquent les histoires de couple qui dégénèrent ou les aléas de la vie. Reste à fournir une petite étincelle des producteurs pour mettre le feu à une scène française exigeante.
www.paganella.org
Claire Thibault |
SARCLORET
A tombeau ouvert : Chansons Posthumes vol.1
(Côtes du Rhône/Kiui Prod)
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Voilà une belle couronne pour fêter 25 ans de carrière. Le chanteur Suisse a trouvé une recette pour faire reconnaître son talent de son vivant, se faire passer pour mort avant l’heure. Il faut clairement être un minimum cynique, aimer rire de la mort, et n’avoir aucune barrière pour aimer cet album dans toute sa splendeur. Car effectivement, Sarcloret rit de sa propre mort, de La mort de Pierre Bache-Lait, mais aussi des dégâts causés par l’industrie du tabac avec British American Tobacco. On ne peut pas le nier, la thématique est posée. D’autant plus, que lors de son spectacle, Sarcloret vous offre un défilé d’épitaphes qu’il s’est imaginé, tels que « C’est un miracle si on baise ce soir ». Puis comme Sarcloret s’imagine mort, il se venge aussi un peu, en introduisant cet album par un pamphlet sur son pays, la Suisse : « C’est bien d’être un pays vert, mais pas autant qu’un pays ouvert ». Comme quoi, le chanteur a bien eu raison de prévoir sa mort avant l’heure, car maintenant, il va se montrer plus subversif que jamais.
www.sarclo.com
Stéphanie Berrebi
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LES PELLOS Les gens sales (Schizophrenia records)
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L’aventure a commencé au lycée mais bien du temps a passé aujourd’hui. Après un premier album remarqué il y a quatre ans, divers changements de musiciens et d’instruments, les sept Bordelais semblent avoir trouvé leur style. Sur une base franchement rock accompagnée d’une section cuivre et d’un violon, le groupe navigue entre chanson et punk parsemant au fil des morceaux des sonorités ska, reggae ou tziganes. Musicalement proche des Hurlements d’Léo, les textes, exclusivement en français (malgré la consonance latino de leur nom) font preuves d’originalité pour mettre en avant un engagement cher au groupe. L’énergie musicale est canalisée et les mélodies et les rythmiques bien construites. Si on note quelques faiblesses au niveau du chant, les Pellos signent néanmoins un deuxième album fort bien réussi.
www.lespellos.com
Nicolas Claude |
LA CARAVANE PASSE Velkom Pléchti !
(Tzig’Art)
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Universelle Fiesta le retour ! Du lourd qui raisonne puissamment jusque dans le fond de nos orteils en délire, nous entortille les couettes dans un trémoussage furieux du bas des reins pour finir par nous enivrer sans commune mesure dans l’ivresse des joies du métissage… Les Franco-Tziganes haranguent les foules à coup d’instrumentation furibonde et de mélange des genres en se moquant des frontières et des conventions prédéfinies. La Caravane s’élance boostée par une énergie bouillonnante qui déchire tout sur son passage ! Après le vrai-faux mariage de Go to Pléchti, ils reviennent sonner le Velkom Pléchti ! À grands coups de cuivres cuisants, de contrebasse trébuchante et de banjo déluré… À la croisée de toutes les tonalités, ce musical balkanisme conjugue les inspirations à l’infini pour atteindre la suprême dimension de la guinche cosmopolite et transformer nos guiboles en conductible sous haute tension. LCP ne s’écoute pas, ça se vit !
www.lacaravanepasse.com
Chicha |
MENDELSON
Personne ne le fera pour nous
(liFe liVe / ReC-Son)
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« Vous ne pourrez pas tomber sur ce disque par hasard » mentionne le site officiel. Et pour cause, « Mendelson produit Mendelson ». Est-ce sa façon de déclarer la guerre à la situation de l’industrie du disque en France ? C’est ce que semble confirmer la pochette (sorte de fuite en avant). Démarche est affirmée mais étonnante après écoute des deux albums du groupe très différents l’un de l’autre (les mélodies sont quasi absentes sur le second). Car fidèle à lui-même, avec ses textes fleuves sans précédent, Pascal Bouaziz mérite beaucoup plus d’attention. Musicalement, on trouve des morceaux très différents, parfois très pop (Personne ne le fera pour nous). À noter le côté rétrospectif, avec de nombreuses références, autant musicales que textuelles : bien sûr le titre 1983 (Barbara) mais aussi J’aime pas les gens, riche d’évocations et à l’écoute duquel on ne peut s’empêcher de penser au Patati Patata de Katerine. Il y a incontestablement une bonne dose de cynisme dans les morceaux de Mendelson... peut-être davantage dans ce dernier album.
www.mendelson.free.fr
Claire Caquel |
JULES
Les années douces
(Irfan Le Label)
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Un projet solo pour Jules, chanteur de Mahzet, avec à ses côtés la présence appréciable des musiciens de K2R Riddim et de Lezarbzebou. Projet qui aboutit à un premier album bercé par la vie de tous les jours et teinté de nostalgie avec quelques chansons marquantes sur l’enfance, l’insouciance, l’homosexualité et le suicide… Des thèmes qui nous renvoient à d’autres artistes comme Renaud ou Aldebert mais sur une musique beaucoup plus rock ou folk. On y retrouve également une reprise bien choisie de Hugues Aufray, Fleur d’Oranger, qui se fond à la mélancolie de l’album ainsi qu’une intervention inattendue et séduisante de Fredo des Ogres de Barback en fin d’album.
www.myspace.com/juleslesanneesdouces
Adeline Urbain |
TÊTES RAIDES
Banco
(Mon Slip / Warner)
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Voilà déjà le douzième album de nos têtes bien dures, deux ans à peine après Fragile. Banco ramène les Têtes Raides au plus proche de ce qui les a fait connaître. On retrouve les rythmes saccadés qui sont devenus au fil du temps leur marque de fabrique, mais dans un ensemble plus musical et plus chantant que dans le précédent opus. Les cuivres, les cordes et l’accordéon ont trouvé une place en or aux côtés de la guitare électrique très rock, et, ce mélange homogène a trouvé une véritable saveur et sonne l’air d’un renouveau pour les huit têtes. On entre en matière au doux son des Tams tams, on garde espoir à la lumière de La bougie des « Enfants du Paradis », et on retourne sur terre avec ce choc, Expulsez-moi. Avant d’Amarrer, une belle surprise : vingt minutes de lecture musicale du livre-testament, Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, de Stig Dagerman, auteur suédois qui mit fin à ses jours à trente-et-un ans, et dont une vidéo vous est montrée. Romantique et réaliste, Banco pour les Têtes Raides qui procurent toujours de belles émotions !
www.tetesraides.fr
Stéphanie Berrebi |
CHRISTIAN ROUX
Défardé
(Nicri / Mistiroux Productions)
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L’arc-en-ciel de la musique a une nouvelle couleur : Roux ! Ce premier album mélange le rouge du flamenco, le bleu du jazz, le jaune orangé des rythmes afro cubains, le noir du rock, le blanc du classique pour offrir un Roux chanson. Et si les rythmes sont colorés, les mots sont eux plutôt gris. Gris couleur de la mort (Deuil, Crever pour crever, Brum, Penistenciere), couleur révolte (Octobre encore, Une vie), couleur solitude (Lovever, Semaines). Un gris toutefois profond et majestueux, car ce touche à tout (auteur de polars, de fictions, de théâtre, musicien…) écrit avec puissance des vies pas si simples. À ses cotés, Nicole Champenois au chant, amène une touche rose et douce. Un opus somme toute rayonnant qui titille les tympans !
http://s133498619.onlinehome.fr
Géraldine Maurin |
LES WRIGGLES
Tant pis, tant mieux
(Atmosphériques)
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Passer de cinq à trois membres n’est pas une situation facile à gérer et ce changement a probablement secoué Les Wriggles. D’ailleurs on peut supposer que le titre de leur nouvel album Tant pis, tant mieux ! est révélateur de leur questionnement concernant l’évolution du groupe. Aussi la nouvelle formation à trois leur a donné envie de retourner aux sources. La réapparition du clown des Wriggles, dessiné par Relom, est significatif de ce retour aux premiers amours. Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon et Frédéric Volovitch ont pris les guitares sèches, instruments de
prédilection, pour assurer quinze titres qui vont plaire aux puristes et aux fans de la première heure. Le ton, lui, n’a pas changé, avec toujours ce mélange des genres : humour, tendresse, tacle de la société. Bref ils se moquent du monde pour rire d’eux-mêmes. Les Wriggles sont bels et bien de retour et c’est tant mieux !
www.leswriggles.com
Céline Moineau |
TUE-LOUP
Le Lac de Fish
(T-Rec)
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Deux ans après l’éclectique Rachel au Rocher, le quatuor Tue-loup nous offre un nouvel opus plus sombre et « classique » : Le Lac de Fish. La part belle est faite aux textes qui, posés sur une musique épurée, tantôt acoustique tantôt électrique, laissent toute sa place à des mélodies mélancoliques et envoûtantes. Un certain retour aux sources qui décevra peut-être quelques auditeurs par son homogénéité et un chant malheureusement parfois difficilement compréhensible, mais qui en ravira beaucoup d’autres grâce à des morceaux folks à la mélodie bien trouvée et aux textes très imagés. Un album émouvant, mature et profond. Rassurez-vous donc, le loup n’est pas mort et nous promet encore de beaux voyages...
www.myspace.com/tueloup
Grégory Couvert |
GUERILLA POUBELLE
Punk = Existentialisme
(Crash Disques / PIAS)
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Betteraviens, betteraviennes ! Tous à la pesée ! L’heure de l’existentialisme a enfin sonné ! Inutile, c’est certain, de taper les présentations de Koj, Till, Alex et Jokoko. Ces quatre petits agités (ou plutôt Agités !), aficionados du gros son bien déjanté et des riffs hurlants, activistes forcenés en prime, ont toujours zappé les tralalas pour attaquer direct dans le vif du sujet et insuffler leur so punk attitude dans les circuits réjouis de nos transistors fatigués de s’avaler les fades imitations post 80’s. Après moultes participations à des compiles, une démo auto-distribuée pour asseoir leur Dégoûts et des couleurs, ils ont repeint le monde… en noir avec leur premier album, imposant une griffe radicale et sans concession, à la croisée des impulsions franco-londoniennes. Annonce de rififi dans les keudos avec ce nouvel opus ! Punk = Existentialisme et vos oreilles n’en seront pas les seules juges avec le DVD de leur tonitruante tournée anglaise qui peaufine le package ! Un shaker goût dynamite pour retendre nos ressorts pour attaquer l’hiver !
www.guerilla-asso.fr
Chicha |
RUE D’LA SOIF
Quoi qu’on en dise
(Auto-produit)
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RDLS joue fort son punk rock de camionneur pas content d’atterrir dans l’embouteillage d’une scène trop sage. Encore une formation qui balance sa sauce avec le volume à donf ? Sans doute, mais le groupe concentre son talent et son énergie afin de revisiter les fondamentaux du style. Le côté Java aère un peu le propos musical permettant de distinguer des textes où le consensus ne sera jamais une religion. Quand certains vendent leurs âmes, eux, ne dévient pas de la ligne de ceux qui ne se courbent pas sous le joug d’une société sans lendemain. Au fil des titres on trouve des clins d’œil au film Volem rien foutre al pâis, à l’association Don Quichotte et quelques moqueries bien senties telles que Qui vole un œuf ira en prison, qui vole un bœuf finira à Matignon.
http://ruedlasoif.free.fr
Jean-Hugues Mallot
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EWEN - DELAHAYE - FAVENNEC
Tri men
(Auto-produit / Coop Breizh)
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« Des compagnons de voyage », voilà comment ils se définissent. En effet, plus qu’un groupe de musique, ces trois artistes diffusent la culture bretonne avec un amour incroyable. A l’écoute de cet opus, il est plus aisé de comprendre que la Bretagne n’est pas un endroit comme les autres. Il s’en dégage une force humaine et poétique portée par les guitares, les violons et ces histoires délicieusement contées. Il est de ces albums qui à la simple écoute nous fait voyager avec délice. Les trois fous chantants ont fait de la scène leur lieu de prédilection et d’inévitable partage. Je vous conseille vivement de vous renseigner. La Bretagne est en chacun de nous…
www.myspace.com/ewendelahayefavennec
Mathieu Gatellier |
FRED
Mes graines
(Sony BMG)
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Après avoir Sauté du Nid, voilà que Fred revient planter Mes Graines, dans notre jardin musical. Après une bonne expérience scénique, Fred s’affirme et s’ouvre encore plus au monde, et à la diversité des univers musicaux. L’ancien « artiste solitaire » s’entoure de musiciens qui adhèrent parfaitement à son monde. L’univers de premier abord est volontairement dépouillé, mais les expérimentations et le travail de composition sont aboutis. Mes graines est plus rock que l’album précédent, de la guitare acoustique on passe à l’électrique, soutenant d’autant plus la colère inhérente à ses textes. Fred se montre toujours aussi subtil lorsqu’il aborde des sujets sensibles de société, (Mon pays, Petit Français) et s’implante comme mauvaise herbe dans la société des biens-pensant. Des graines comme celles-là, il faudrait en planter plus souvent pour voir apparaître des prairies de gens éveillés et impliqués.
www.myspace.com/meetfred
Stéphanie Berrebi |
DIONYSOS
La mécanique du coeur
(Barclay)
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Ouvrez grand le dernier ouvrage de Mathias Malzieu et vos oreilles, ce disque est tout simplement la bande originale du livre. Idée originale s’il en est, et, pour la concrétiser, Dionysos a vu les choses en grand. Digne d’un opéra fantastique dans l’esprit des films de Tim Burton, tout l’album résonne au son de l’horloge qui sert de cœur au jeune Giant Jack. On le suit alors dans ses aventures à la rencontre de drôles de personnages interprétés par un casting de luxe : Emily Loizeau interprète Docteur Madeleine, une drôle de sage femme, Arthur H, un policier devenu clochard alcoolique. Babet et Rossy de Palma, dans des rôles de prostitués offrent un hamster prénommé Cunnilingus, Alain Bashung devient Jack l’éventreur, et Grand Corps Malade est Joe, l’ennemi du héros Jack. A noter la grande prestation vocale de Jean Rochefort sur L’homme sans trucage et le talent de conteur d’Éric Cantona venu mettre le point final à cette histoire. On passe du rock 100 % Dionysien au hip-hop en passant par la chanson et le slam. Les images défilent dans la tête, les ambiances vous saisissent et vous entraînent dans ce drôle d’univers. Dionysos emmène la chanson vers de nouvelles contrées et c’est tant mieux.
www.dionyweb.com
Pierre Haugi |
DELICIOUS
Un monde parfait
(Snatch music)
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Attention groupe à suivre ! Premier album pour ces trois musiciens qui ont pourtant une expérience certaine de la scène puisque deux membres sont issus de La Bestia et un de Watcha. Voici donc un opus rock qui laisse entrevoir déjà des qualités non négligeables. Des textes intelligents et bien ficelés, des riffs puissants et accrocheurs, bref un mélange qui fait mouche. Le succès ne sera peut-être pas déjà au rendez-vous mais, à coup sûr, Délicious va faire parler de lui. Dans la lignée de Noir Désir ou de Luke, les treize morceaux sont d’une efficacité redoutable. Groupe à suivre, dès maintenant !
www.areyoudelicious.com
Mathieu Gatellier |
THIEFAINE - PERSONNE
Amicalement Blues
(RCA)
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Fascinés tous les deux par le blues, ces deux figures du rock, nous offrent ici, dans le cadre d’une association pétrie de complicité, une magnifique occasion de redécouvrir un son et un état d’esprit. Digne de la bande son d’un road movie, la musique nous entraîne sur ces routes mythiques, imaginaires ou réelles qui ont fait les grandes heures de la musique rock américaine. On vibre sur les solos suaves et délicieusement mélodiques de Paul Personne, emportés par les mots toujours intensément poétiques de Thiéfaine, on retient, au gré des morceaux tel ou tel riff, telle association de mots et on se dit que ces deux-là ont bien eu raison, au final, de concrétiser, par un disque, une si longue amitié. On se régalera de L’avenue de l’amour, reprenant un grand standard du blues dans la musique que dans l’état d’esprit ou du plus personnel et chatoyant Distance. Un disque peut avoir une saveur particulière, Thiéfaine et Personne nous en donne ici la preuve. Garçon, un autre whisky, s’il vous plaît.
Florence Marek |
M’A-T-IL DY
Chat m’botte
(Auto-produit)
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Mathilde raconte sur son piano des chansons à la manière de contes. Elle a choisi un chat botté en dessin de jaquette pour un souvenir à l’enfance, à moins que ce ne soit pour la malice de ses textes. Cet homme ne peut pas vivre sans sa cigarette, cet autre découvre sous un nouveau jour sa compagne et Édouard devenu vieux peut enfin bougonner comme il veut. Dix-huit pistes pour ce premier CD, dix-huit chansons à textes, accompagnées d’un violon, pour écouter des histoires ordinaires. Si la voix en rappelle d’autres, l’association piano/violon en un mélange jazzy-swing flatte les sens. Son chat botté griffe la tapisserie comme les mots dont elle se sert, sans tabou, pour relater sa vision d’un monde personnel.
www.matildy.org
Marie Dufour |
MONSIEUR CLEMENT
Comme un enfant
(Universal)
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Monsieur Clément n’est pas un petit nouveau sorti de nulle part dans les programmations radiophoniques françaises. Après un album éponyme en 2005, l’auteur-compositeur-interprète réitère l’expérience deux ans plus tard. Son premier extrait, duo avec la chanteuse québécoise Ariane Moffatt, nous donne l’aperçu Grandeur Nature d’un album sensible aux airs parfois mélancoliques. Le piano, omniprésent, accompagne une voix presque androgyne, tandis que la simplicité des mots s’accorde sans peine avec des mélodies sur-mesure. C’est par la sortie de Comme un enfant que Monsieur Clément confirme véritablement son propre univers musical tout en apportant une bouffée d’air pur à la variété française. Alors… envie d’oxygène ?
www.monsieurclement.com
Claire Le Strat |
COMPILATION
Chez Leprest
(Tacet)
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Allain Leprest assis à la terrasse d'un rade, le stylo à la main, sirote tranquillement un petit verre. Faut dire qu'il en aura vu passer du monde sur cette compilation « hommage » qui lui est consacrée. Hommage, oui, car le bonhomme est reconnu aujourd'hui comme le plus émouvant, le plus vrai des poètes de la chanson. À sa table a donc défilé les copains : Jacques Higelin, Jean Guidoni, Nilda Fernandez, Michel Fugain, Les petits frères en les personnes de Loïc Lantoine, Jamait, Jehan, Sanseverino, les cousines : Olivia Ruiz et Agnès Bihl sans oublier les kids de Mon Coté Punk. Une jolie photo de la famille chanson qui a pioché allégrement dans le répertoire des vingt dernières années du poète. Elle nous livre des reprises faites sur mesure sous la houlette de Romain Didier qui donnent aux textes une nouvelle couleur. La table étant trop petite pour tout le monde, une seconde compilation est déjà prévue. Qui a dit incontournable ?
www.tacet.fr
Pierre Haugi |
L'ART À TATOUILLE
Transural Beat
(Production Notes in Gammes)
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L'Art à Tatouille est une présentation des musiques occitanes dans toutes leurs splendeurs. Avec ses rythmes chaleureux, cet album met plus qu'en appétit, il fait danser et sourire. La recette est bonne : chant en occitan et en français, mix des sons électro à des musiques traditionnelles, le tout est épicé par quelques rayons de soleil… Il ne reste plus qu'à se laisser aller ! Le menu de l'Art à Tatouille, à consommer avec les spécialités du Languedoc est forcément une invitation à la danse. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, leur son se rapproche de l'énergie de Massilia Sound System et rappelle l'ambiance des Bombe 2 bal. Transrural beat, leur premier album, est aussi un disque de rencontres et de partage car Roland Ramade, le chanteur de Regg'lyss (Met de l'huile !) s'est joint à l'aventure. Ce cocktail joyeux de musiques festives est à partager comme un bon repas !
www.tatouille.net
Nicolas Huchet |
CAMÉRA
Soirées clandestines
(L’Aurore/Atlantis)
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Avec un nom pareil, les Toulousains de Caméra n’ont eu qu’une envie, celle de faire entendre ce qu’ils ont vu. En effet, leur musique a ce petit quelque chose de cinématographique qui est dû aux ajouts de sonorités extraites du quotidien. Bien évidemment leurs textes ne manquent pas de faire référence au cinéma et notamment aux plus grandes stars hollywoodiennes comme Marilyn ou James Dean. Si le propre d’une caméra est de passer inaperçue aux yeux du téléspectateur, vous pouvez en être sûr qu’il en ira tout autrement de ce premier opus. Par le passé, Caméra s’est produit sur une centaine de scènes en France, avec entre autres Blankass, Eiffel, Hushpuppies, Kaolin, Prohom... et figure dans la BO du jeu Splinter Cell IV (Ubisoft). Actuellement en tournée, n’hésitez pas à rejoindre Caméra dans leurs soirées clandestines !
www.myspace.com/camerafrance
Sarah Vert
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SPAYROLL
D'une âme à l'autre
(Les Indépendants / Hydrophonics)
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Comme dirait le bon vieux groupe Big Soul, « Branchez les guitares » ! Spayroll envoie la sauce d'une power pop à l'anglaise qui n’est pas sans rappeler Placebo. Autant dire qu'elle est tout simplement efficace ! Le chant féminin sait se faire violent quand il le faut et se radoucit sur de belles ballades, comme sur la sympathique chanson Les yeux. Un album bien produit, au son efficace qui ravira ceux pour qui la rage et l'émotion passent au premier plan. Une pointe de personnalité n'aurait pas été superflue même si l'univers dégagé par cet opus est loin d'être désagréable ! C’est maintenant sur scène que ce groupe devra faire ses preuves dans l’interprétation des morceaux.
www.spayroll.com
Pierre Haugi |
BOUDU LES COP’S
Les fées miroir
(Abelya Production)
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La recette d’une bonne boudufication s’invente et se décline, ici dans sa troisième variation, au gré de quelques ingrédients indispensables et savoureusement dosés : malice, espièglerie, humour (en très grosses rasades), inventivité, bricolages sonores, poésie, érotisme, féminité, autodérision et loufoqueries mais surtout un incontournable talent, secret ultime d’un bon tour de main… Ces trois magiciennes de la ville rose métissent les aspirations rythmiques comme elles tresseraient l’osier d’une corbeille sonore où se mêlent joyeusement, kazou, grattes endiablées, poêles à frire, cajon et youyous . De leur panier renaît le rock, la comptine, le swing ou encore la java. Mais les gammes ne sont rien sans la teneur me direz-vous… et bien ce conte de fées pas clochettes pour deux ronds, se botte d’une verve caustique et troussée, à en faire pâlir un Capello de la grivoiserie… Bien plus que quelques mots c’est un état d’esprit que ces belles dispensent dans leurs jeux de miroirs.
www.boudulescops.com
Chicha |
AGNÈS BIHL
Demandez le programme
(Editions Raoul Breton)
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Voilà le troisième album de cette chanteuse aussi douce qu'amère, qui continue son chemin fait de rires et de larmes. Agnès Bihl, a toujours su provoquer des émotions fortes avec ses textes personnels émanant d'une femme fragile, et pourtant heureuse…Elle venait d'assister au Mariage de son ex dans l'opus précédent, aujourd'hui, il y a un brin de nostalgie avec L'ex de ma vie. Elle parlait de viol dans son premier album, aujourd'hui elle aborde le dur sujet de l'inceste dans Touche pas à mon corps parce que dans toutes les vies, des gens et des choses nous marquent à jamais, elle parle aussi du suicide à travers l'image de la Petite Sirène. Mais Agnès n'est pas pour autant plombante, en magnant la plume comme un couteau, elle glisse un brin d'humour partout où elle peut, comme avec sa Complainte de la mère parfaite, où le martèlement de l'horripilant 0%. La plupart des musiques sont signées par son fidèle jazzman, Giovanni Mirabassi, et à cela s'ajoutent les participations d'Alexis HK et d'Aldebert. Notre blondinette devenue maman a toujours une plume thérapeutique pour elle comme pour nous, qu'on l'aime ou pas, elle ne laisse en tout cas pas indifférents.
www.agnes-bihl.com
Stéphanie Berrebi |
MOKAIESH
Éponyme
(Auto-produit)
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Du haut de ses vingt-deux ans, Cyril Mokaiesh fait déjà preuve d’une maturité certaine. Le son et surtout les paroles distillés dans cet EP ne peuvent échapper à la comparaison avec Noir Désir, époque Tostaky. Mais à l’instar de groupes qui puisent dans cette veine, Mokaiesh fait preuve de qualité. D’abord par les atmosphères aériennes, pesantes, à fleur de peau entre rage et amour. L’influ-ence de Ferré dans le chant est également latente. Un rock dur et doux, qui se calme avant de se transformer en tempête qui laisse présager un avenir certain à ce groupe.
www.myspace.com/mokaiesh
Pierre Haugi |
ZUT
Le blablabus
(Naïve)
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Gnagnagna… Définitivement basta les pipotins, les pom' de rénette et pom' d'api ! Nos p'tits Pimouss et bouts d'chou en devenir peuvent encore exercer leurs esgourdes sur des accords dignes de ce nom ! Si les gammes de Tryo faisaient des p'tits avec les harmoniques d'un bon vieux folk-rock à la française , ils se baladeraient à coup sûr en Blablabus, Une traversée de nos campagnes guidée par Sliman le GPS, un roadskeud pour apprendre la tolérance, la convivialité et le partage. Déjà cinq ans que les joyeux Zutistes transposent leurs sensations enfantines sur des rythmiques contemporaines et aucun signe d'essoufflement, la recette est à son top ! Rester jeune serait-il le meilleur moyen de se bonifier en vieillissant ? Quoiqu'il en soit élever les portugaises de nos bambinos (et les nôtres) à la sensible perception du Blablabus, c'est leur offrir toutes les chances de bien s'ouvrir sur ce monde de branques et de savoir apprécier l'acoustique du cœur… Un vrai bonheur !
www.coucouzut.com
Chicha |
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